Les bienfaits du compostage

Posted by admin on juillet 15, 2009
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composteurs

Au Québec, on calcule que chaque famille produit en moyenne 700 kilos de déchets par année. De ce nombre, un tiers serait constitué de déchets organiques pouvant être transformés en ressource utilisable pour la pelouse, les jardins et les potagers : le compost. Le compostage domestique permet donc de métamorphoser des déchets en une matière tout à fait exceptionnelle pour l’amendement des sols. Et si l’on s’y mettait?

On peut être propriétaire de sa maison, mais on ne sera toujours que des locataires sur notre bonne vieille Terre. L’écologie nous enseigne la nécessité de respecter l’environnement et le développement durable nous apprend les comportements à adopter pour y parvenir. Le but ultime étant d’inciter chaque humain à faire sa part pour protéger notre planète d’une dégradation qui pourrait rapidement mettre en péril, non pas notre monde, mais les humains qui y habitent. Composter chez soi ses déchets organiques est donc une belle façon de protéger notre environnement, tout en produisant le meilleur produit naturel à offrir au sol et à la végétation. Non seulement cette action désengorge-t-elle les dépotoirs, mais aussi elle retourne à la terre des éléments qui lui sont bénéfiques.

Rien de plus simple
Dans les faits, composter est fort simple et nul besoin d’une propriété agricole pour mener à terme cette démarche. Dans son logement, dans son condo, dans sa propriété de banlieue, on peut faire du compostage domestique. Il va de soi qu’un bout de terrain apte à accueillir un composteur capable de transformer tous les déchets organiques de la famille est la solution idéale, car il permettra d’en traiter un plus fort volume et, du même coup, d’obtenir un compost de qualité en plus grande quantité. Cependant, n’importe quelle demeure peut s’accommoder d’un bac en plastique fait pour le compostage, un produit offert sous plusieurs variantes dans le commerce. Ces « composteurs » relativement bon marché ont comme principal mérite de permettre une familiarisation aisée avec l’art du compostage. On trouve des bacs avec fond ou sans fond, ces derniers devant être déposés directement sur le sol, tandis que les premiers peuvent prendre place sur le balcon ou la terrasse. Toutefois dans de tels bacs, les quantités de compost obtenues seront moins grandes que dans les méthodes traditionnelles.

Le fabriquer soi-même
Si votre terrain possède suffisamment d’espace, il sera possible de composter en tas, à l’air libre, sans autres formalités que d’accumuler les déchets se décomposant en ajoutant, en strates, de la terre ou des ingrédients favorisant leur décomposition. Néanmoins, soulignons que ce procédé s’accorde mal avec l’organisation structurée des terrains de banlieue. Il vaut mieux alors envisager de fabriquer soi-même un compartiment à compostage. Un vieux contenant comme un baril, des palettes de bois recyclées et même des briques ou des blocs de béton peuvent être mis à contribution pour créer l’enceinte qui recevra les déchets organiques. Logé sur le sol nu, le compartiment à compost devra nécessairement être fait de matériaux sains; oubliez dans ce cas le bois traité chimiquement ou tout autre produit pouvant contaminer les micro-organismes actifs dans la décomposition des matières. D’autre part, que votre composteur soit constitué d’un ou de plusieurs compartiments, il devra présenter trois caractéristiques principales: il favorisera une aération des déchets organiques grâce à des parois ajourées; ces parois devront être assez hautes pour retenir la matière compostée; finalement, l’accès au tas devra être facilité par une ouverture adéquate, ce qui permettra des retournements de matière efficaces.

Quoi composter?
L’humus, autre nom donné au compost, sera formé par la décomposition de matières sèches et humides déposées en alternance. Règle générale, on retrouve deux catégories de matières organiques à composter : les « bruns », riches en carbone et les « verts », riches en azote. Tant l’azote que le carbone sont essentiels pour produire une végétation de qualité. Les « bruns » sont constitués de matières sèches comme la paille, le foin sec et les feuilles mortes. Le papier journal, la sciure de bois et même les papiers mouchoir font aussi partie de cette catégorie. Quant aux « verts », ils sont composés principalement par des résidus de plantes et de fleurs, de gazon coupé, de cendre de bois, de reste de fruits et de légumes, des coquilles d’œufs, de marc de café, etc. Malgré tout, il faudra veiller à ne pas attirer la vermine ou des animaux indésirables; c’est pour cela que tous les gras, les huiles, les produits laitiers, les viandes et les poissons seront interdits de séjour dans le composteur. D’autant plus que certaines de ces matières pourraient créer des odeurs nauséabondes et même de la toxicité. Pour en connaître davantage sur l’art du compostage, on peut faire une simple recherche sur le Web ou encore se documenter à la bibliothèque de sa municipalité. Une démarche for) simple qui donnera à coup sûr des résultats probants.

Sourse : Maisons Neuves

Aménagement Extérieur
par Guy Des Rochers

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